Le samedi 2 août 2025, la 13? édition du Festival N’kawa N’wouman a réuni des conteurs, artistes et amoureux de la parole au Palais de la Culture de Treichville d’Abidjan. L’ambiance était chaleureuse et pleine d’émotions. Le thème de cette année est «?Le rôle du conte dans le maintien de la paix?», a permis de valoriser un art ancien, souvent oublié.
Thérèse Yao, promotrice du festival et conteuse professionnelle, a insisté sur l’importance de protéger le conte, qui selon elle, est à la base de l’éducation :«?Avant que l’écriture n’existe, on transmettait le savoir par la parole. Le conte est un pilier de notre culture. C’est un outil d’apprentissage, de paix et de transmission.?»
Des conteurs venus du Togo, du Burkina Faso et d’autres pays ont captivé le public avec leurs récits riches en leçons et en émotions.
Koffi Koffi, artiste conteur, s’est dit honoré de participer à cette grande nuit du conte :«?Le conte est en train de disparaître, alors que la Côte d’Ivoire accueille encore des événements comme celui-ci. Voir Alexis Guisso sur scène, entendre des voix du Burkina et du Togo, c’est une belle initiative. Il faut encourager ça. J’ai été heureux de participer, et j’espère que le public continuera de venir découvrir ce travail.?»

De son côté, la chantre Julianna de Rosaire a été touchée par la soirée :«?Ça m’a rappelé mes vacances au village avec ma grand-mère, mon grand-père, mes tantes… Et ce que j’ai retenu, c’est qu’un conte finit toujours par une leçon : ce qu’il faut faire ou ne pas faire. C’est important pour la Côte d’Ivoire et pour l’Afrique.?»
Le Festival N’kawa N’wouman a montré que le conte reste bien vivant. Il continue de rassembler, d’éduquer et de porter des messages forts à transmettre aux générations d’aujourd’hui et de demain.
Francia Kone
















