Le projet prévoit d’abord l’intégration des États qui auront réussi à respecter les principaux critères économiques fixés par la CEDEAO. Parmi ces exigences figurent notamment la stabilité des prix, la maîtrise des déficits publics, une gestion rigoureuse des finances publiques et une meilleure coordination des politiques économiques nationales.
Pour avancer sur ce dossier, les chefs d’État ont demandé à la Commission de la CEDEAO de réactiver la Task Force présidentielle chargée de suivre le programme de l’ECO. Cette structure devra reprendre ses travaux afin d’accompagner les prochaines étapes vers la création de cette monnaie commune.
Le président ivoirien Alassane Ouattara devrait jouer un rôle important dans cette relance. Il est aujourd’hui le dernier dirigeant encore en exercice parmi les membres historiques de cette Task Force présidentielle, mise en place pour donner une orientation politique au processus.
Le projet de l’ECO représente une étape majeure dans l’intégration économique de l’Afrique de l’Ouest. L’objectif est de faciliter les échanges entre les pays de la région, réduire les obstacles liés aux différentes monnaies et renforcer le poids économique de la CEDEAO sur la scène internationale.
Cependant, plusieurs défis restent à relever avant son lancement effectif. Les écarts de développement entre les pays membres, les difficultés économiques récentes et les changements politiques dans la région ont longtemps ralenti l’avancement du projet.
Notons que, Prévue depuis plusieurs années, la monnaie unique ouest-africaine a déjà connu plusieurs reports.
Francia Kone.

















