En pleine guerre régionale et sous fortes tensions avec les États-Unis et Israël, l’Iran a officiellement désigné un nouveau guide suprême. La nomination de Mojtaba Khamenei, fils de Ali Khamenei, intervient alors que le pays fait face à des bombardements, à une escalade militaire au Moyen-Orient et à une flambée mondiale des prix du pétrole. Dans un message diffusé sur les médias, Vladimir Poutine a félicité le nouveau guide.
Le collège de 88 dignitaires du clergé chiite a annoncé à la télévision d’État la nomination de Mojtaba Khamenei comme nouveau guide suprême de l’Iran. Considéré comme proche des Gardiens de la Révolution et des milieux conservateurs, il a immédiatement reçu l’allégeance des principales institutions du pays, notamment l’armée et la diplomatie.
L’annonce a suscité des rassemblements et des scènes de ferveur dans plusieurs villes iraniennes, malgré les bombardements et les pénuries. Dans le même temps, la télévision publique a diffusé des images de tirs de missiles iraniens vers Israël, présentés comme un signe de fidélité au nouveau dirigeant.
Dans un message officiel, le dirigeant russe s’est dit convaincu que le nouveau chef de la République islamique poursuivrait « avec honneur » l’œuvre de son père et saurait unir le peuple iranien « face à de graves épreuves ». Il a également réaffirmé le soutien de Moscou à Téhéran, assurant que la Russie resterait un partenaire fiable et solidaire de l’Iran.
Cette succession intervient sous une forte pression internationale. Le président américain Donald Trump avait prévenu que le futur guide suprême ne resterait pas longtemps sans l’aval de Washington, tandis que les autorités israéliennes ont indiqué que le nouveau dirigeant pourrait devenir « une cible ».
Sur le terrain, les combats s’intensifient : Israël poursuit ses frappes en Iran et au Liban contre le mouvement chiite Hezbollah, tandis que Téhéran riposte par des attaques de missiles et de drones contre des installations dans les monarchies du Golfe. Ces tensions font craindre un blocage du détroit d’Ormuz et ont déjà provoqué une forte hausse du prix du pétrole.
Dans ce contexte de guerre ouverte, Mojtaba Khamenei prend la tête d’un pays qui affirme se préparer à plusieurs mois de conflit, avec plus de 1 200 morts et plus de 10 000 blessés depuis le début des bombardements.
















