Cette nouvelle condamnation ne l’empêche donc pas, en théorie, de participer à l’élection présidentielle française de 2027. Toutefois, une éventuelle campagne électorale pourrait être compliquée par l’obligation de porter un bracelet électronique, une option que Marine Le Pen a toujours rejetée.
« Un candidat à la présidentielle doit être totalement libre de ses mouvements », avait-elle déclaré, estimant qu’une candidature sous bracelet électronique serait incompatible avec l’exercice de la fonction présidentielle.
Marine Le Pen était jugée aux côtés de onze autres personnes dans cette affaire liée à l’utilisation présumée de fonds du Parlement européen pour rémunérer des assistants parlementaires qui auraient en réalité travaillé pour le parti. Ce dossier, ouvert depuis plusieurs années, constitue l’une des procédures judiciaires les plus sensibles impliquant le Rassemblement national.
En première instance, elle avait écopé d’une peine plus lourde, avec notamment cinq ans d’inéligibilité et quatre ans de prison, dont deux sous bracelet électronique. La décision de la cour d’appel allège donc certaines sanctions tout en confirmant sa culpabilité dans cette affaire.
Malgré ces difficultés judiciaires, la présidente du groupe Rassemblement national à l’Assemblée nationale demeure une figure incontournable de la vie politique française. Après deux échecs au second tour de l’élection présidentielle en 2017 puis en 2022 face à Emmanuel Macron, elle reste aujourd’hui l’une des personnalités les mieux placées dans les intentions de vote pour le scrutin de 2027, portée par plusieurs années de stratégie de normalisation de son parti.
Cette décision de justice pourrait toutefois peser sur sa campagne et alimenter les débats politiques dans les mois à venir. Si elle demeure juridiquement en mesure de briguer la présidence de la République, les conséquences de cette condamnation continueront d’occuper une place importante dans le débat public à l’approche de l’échéance électorale.
Francia Kone

















