Ce mercredi 18 mars, la ville de Kounahiri a été secouée par un drame d’une violence inouïe. Un homme a ôté la vie à trois personnes : une femme âgée, une nourrice et son bébé âgé d’à peine deux semaines, avant de se rendre de lui-même à la gendarmerie locale.
D’après les informations rapportées par Linfodrome, les attaques se seraient produites en plusieurs lieux de la commune. La brutalité des actes a suscité une profonde consternation et une vive indignation parmi les habitants. Le suspect s’est présenté aux forces de l’ordre, muni de la machette qui aurait servi lors des agressions. Ce geste n’a cependant pas suffi à calmer la population, déjà bouleversée.
Alerté, le sous-préfet Guy Charles Wayoro s’est rendu sur place accompagné des forces de sécurité. Après les constatations et l’évacuation des corps par les services funéraires, il s’est dirigé vers la gendarmerie où le suspect était détenu, afin de tenter de contenir une situation explosive.
Une foule de plus en plus dense s’était rassemblée devant les locaux, exprimant colère et exigence de justice. Malgré les appels au calme des autorités, la tension est restée vive. Profitant de l’absence momentanée du sous-préfet, des individus ont pénétré dans la gendarmerie, saccagé certaines installations et arraché le suspect aux forces de l’ordre, dépassées par le nombre.
L’homme a ensuite été lynché par la foule avant d’être brûlé vif à proximité immédiate de la brigade. Son corps a été récupéré le jour même pour inhumation. Des renforts venus de Séguéla ont été dépêchés afin de rétablir l’ordre, permettant un retour progressif au calme, bien que la situation demeure sous surveillance.
Une enquête devrait être ouverte pour éclaircir les circonstances exactes de ce drame et comprendre les motivations du suspect. Ce tragique épisode, mêlant crimes atroces et justice populaire, remet en lumière les défis liés à la sécurité et à la gestion des foules en contexte de crise.

















