À Béoumi, la finale d’un tournoi de Maracana entre villages a viré au drame. Un garçon de 13 ans a succombé à ses blessures après une violente agression.
Un tournoi de football entre villages, organisé à Djacôhou dans le département de Béoumi, a tourné au drame. La finale du tournoi, qui opposait Djacôhou à Assengou, s’est terminée dans la confusion après la victoire d’Assengou aux tirs au but.
La défaite n’a manifestement pas été acceptée par des jeunes de Djacôhou. Des actes de violence ont été signalés, visant les joueurs de l’équipe gagnante. C’est dans ce contexte qu’un adolescent de 13 ans, Annicet, a été agressé, causant une onde de choc dans la région.
Un adolescent victime d’une violence gratuite
Annicet, élève en classe de 5e et simple supporter, a été violemment pris à partie lors des tensions post-match. Alors qu’il tentait de rejoindre le camp des siens, il a été frappé par plusieurs individus. Un joueur identifié comme le n°14 de Djacôhou lui aurait lancé une pierre à la tête, selon plusieurs témoins.
Touché également à la poitrine, Annicet a été transféré d’urgence à Bouaké. Malgré les efforts pour le sauver, il succombera à ses blessures quelques jours plus tard. Le rapport d’autopsie mentionne un traumatisme crânien et thoracique sévère.
Des soupçons sur une obstruction à la justice
Malgré l’identification de l’agresseur présumé, aucune interpellation n’a été effectuée par la gendarmerie locale. Cette dernière invoque la nécessité d’une enquête préalable. Une position que la famille d’Annicet juge inacceptable, d’autant plus que le suspect serait un proche du maire de Béoumi.
Cette proximité alimente les soupçons d’ingérence dans le traitement de l’affaire. Des voix s’élèvent pour dénoncer une obstruction à la justice et une impunité entretenue par des intérêts politiques locaux.
Colère et appel à la justice de la famille du défunt
La famille d’Annicet ne cache plus son indignation. Elle réclame que justice soit rendue, et que les autorités judiciaires fassent toutes la lumière sur les responsabilités. Elle alerte également sur le risque d’un recours à la justice populaire si aucune mesure concrète n’est prise.
Dans une atmosphère de colère et de tristesse, la levée du corps a eu lieu le samedi 3 mai. Marquée par une vive émotion, la cérémonie a rassemblé une communauté bouleversée. L’image d’un garçon de 13 ans, fauché alors qu’il rêvait simplement de sport, reste gravée dans les esprits.
Un appel à l’action contre l’impunité
Au-delà du deuil, la population de Béoumi attend des réponses claires du commandement de la gendarmerie nationale. La question de l’impunité est au cœur des préoccupations. “Jusqu’à quand l’impunité étouffera-t-elle la justice ?” interroge un proche du défunt.
















