En avril 2025, des ponctions salariales ont touché des enseignants grévistes en Côte d’Ivoire, selon des sources syndicales.
Salaires enseignants grévistes Côte d’Ivoire : en avril 2025, plusieurs enseignants ayant respecté le mot d’ordre de grève ont subi des ponctions sur leurs salaires, rapportent des sources syndicales. Cette mesure suscite des inquiétudes au sein des organisations professionnelles.
Pour le président de la Confédération syndicale plateforme nationale des travailleurs de Côte d’Ivoire, Théodore Gnagna Zadi, ces ponctions viennent s’ajouter à la situation jugée injustifiée de la condamnation du syndicaliste Ghislain Duggary Assy.
Selon les syndicats, les prélèvements opérés sur les salaires d’avril 2025 constituent une sanction contre l’exercice du droit de grève. Cette mesure est perçue comme une remise en cause des acquis sociaux obtenus au terme de longues négociations.
Théodore Gnagna Zadi, s’exprimant au nom de la plateforme nationale, a vivement critiqué ces pratiques. Il a rappelé que « l’accalmie obtenue après les discussions avec l’Is-Mena risquerait d’être compromise » si ces sanctions sont maintenues.
Appel à l’apaisement et au respect du dialogue social
Face à cette situation, la Confédération syndicale a lancé un appel direct au gouvernement. Elle invite les autorités « à sortir de la logique des sanctions et de la répression », privilégiant plutôt le dialogue et l’apaisement social.
Théodore Gnagna Zadi a également exigé « la libération du camarade Duggary et l’annulation des ponctions salariales », considérant que « c’est à ce prix seulement que le dialogue social pourra se renforcer » en Côte d’Ivoire.

















