Selon Sundance, les arbitres ont estimé que l’État camerounais n’avait pas respecté ses obligations envers l’entreprise concernant ses investissements dans ce vaste projet minier, considéré comme l’un des plus importants gisements de fer d’Afrique.
À l’origine du conflit, le retrait par les autorités camerounaises du permis d’exploitation détenu par la filiale locale de Sundance, Cam Iron SA. Après plusieurs années de développement et d’études, le projet n’avait jamais été concrétisé, notamment en raison de difficultés de financement. Le permis avait ensuite été attribué à un autre opérateur.
Cette indemnisation reste toutefois bien inférieure aux 5,5 milliards de dollars que réclamait initialement l’entreprise australienne. Quelques mois plus tôt, Sundance avait d’ailleurs essuyé un revers dans une procédure distincte contre le Congo-Brazzaville, où elle avait été déboutée par un autre tribunal arbitral.
Dans un communiqué, Sundance a indiqué qu’elle engagerait des démarches pour faire exécuter cette décision si les autorités camerounaises ne procédaient pas au paiement volontaire de la somme accordée.
Francia Kone.

















