La Côte d’Ivoire et le Togo ouvrent, ce mardi 15 septembre à Yamoussoukro, la Coupe UFOA-B U17 Filles. Au-delà de l’enjeu sportif, cette compétition organisée par la CAF se veut un véritable cadre de développement pour les jeunes talents du football féminin ouest-africain.

La capitale politique ivoirienne accueille, du 14 au 28 septembre 2026, la Coupe UFOA-B U17 Filles. Ce mardi 15 septembre, la Côte d’Ivoire donnera le coup d’envoi de la compétition face au Togo, à 15 heures GMT, au stade Charles Konan Banny de Yamoussoukro.
À la veille de cette première affiche, les délégations ivoirienne et togolaise ont animé, séparément, une conférence de presse dans la même enceinte. L’occasion pour les deux encadrements techniques et les capitaines d’évoquer leur préparation, leurs ambitions et les enjeux d’un tournoi qui entend contribuer au développement du football féminin des jeunes dans la sous-région.

La compétition, un outil de développement
Pour Mathieu Esposito, sélectionneur des Éléphanteaux, l’apprentissage du haut niveau passe nécessairement par la confrontation et la répétition des matchs. « Le fait de développer est un élément important. Pour développer, pour jouer au foot, il faut faire des matchs, il faut pratiquer, il faut avoir le sens de la compétition », a-t-il souligné. Le technicien ivoirien voit ainsi dans le format de la compétition une opportunité précieuse pour permettre aux jeunes joueuses de s’aguerrir. « C’est pourquoi cette formule est intéressante. On a deux matchs à jouer dans un laps de temps très court (…) et justement permettre aux jeunes filles de pratiquer en compétition le football », a-t-il expliqué.
Une vision également partagée par le sélectionneur togolais Ben Tètè Adzakpa. Pour lui, le tournoi constitue un véritable test grandeur nature pour apprécier les progrès réalisés par ses joueuses et situer le niveau du football féminin togolais face aux autres nations. « Nous sommes sur la bonne voie par rapport à la progression de nos joueuses. Nous voulons jauger le niveau réel du Togo par rapport aux autres nations, que ce soit le Nigeria, le Ghana ou la Côte d’Ivoire », a-t-il confié. Le technicien togolais a salué le caractère particulièrement formateur de cette édition. « C’est un très bon tournoi. Merci aux organisateurs parce que ça passe au format de développement : cinq matchs, c’est énorme puisqu’on n’a pas assez de matchs au pays et ces matchs vont nous permettre de jauger notre réel niveau », a-t-il déclaré. Évoquant également le projet DDS de la CAF, dont une partie de ces jeunes joueuses pourrait bénéficier, Ben Tètè Adzakpa insiste sur la nécessité de préparer cette génération à l’évolution du football africain. « Nous essayons de les faire développer par rapport à l’évolution du football. Elles travaillent bien et on continue à grandir », a-t-il ajouté.

La Côte d’Ivoire veut profiter de l’avantage du terrain
À domicile, les jeunes Ivoiriennes entendent néanmoins transformer cette opportunité de développement en performance sportive. La capitaine Digbeu Priscillia affiche une détermination claire à l’approche de ce premier rendez-vous. « Nous sommes venues avec plus de détermination qu’avant et on va essayer de mettre en application et de concrétiser plus de buts afin d’être hautes dans cette compétition », a-t-elle déclaré. L’enjeu du match d’ouverture et le fait d’évoluer devant le public ivoirien ne semblent pas l’inquiéter. La capitaine préfère y voir une source de motivation supplémentaire. « S’il y a pression, nous la prenons positivement parce que nous sommes chez nous. Donc, on va tout faire pour avoir les trois points », a-t-elle assuré. Déterminée, la capitaine ivoirienne mise également sur la cohésion du groupe et le respect des consignes de l’encadrement. « Nous sommes unies, déterminées. On va faire de notre mieux et mettre en application tout ce que les coachs nous ont montré », a-t-elle ajouté.

Le Togo veut mesurer ses progrès
Face à la Côte d’Ivoire, le Togo entend jouer pleinement sa carte. Sans se laisser submerger par la pression de l’événement, les jeunes Togolaises veulent avant tout mettre en pratique les acquis de leur préparation. « On n’a pas trop de pression. On veut juste pratiquer le football que le coach nous a montré et voir notre niveau de progression par rapport aux anciennes compétitions », a expliqué la capitaine Essodessman Aawi. Pour la jeune joueuse, cette participation revêt également une dimension symbolique. « C’est un grand honneur de pouvoir porter le maillot du Togo et je suis fière », a-t-elle affirmé.
Une première journée sous le signe de la jeunesse
Cette première journée ne se limitera pas au duel Côte d’Ivoire-Togo. À 18 heures GMT, toujours au stade Charles Konan Banny, le Ghana affrontera le Burkina Faso.
À travers ces différentes confrontations, la Coupe UFOA-B U17 Filles entend offrir aux jeunes joueuses de la sous-région un espace de compétition, d’apprentissage et de progression. Pour les sélections engagées, l’enjeu sera donc double : défendre les couleurs nationales tout en construisant les bases de la relève du football féminin ouest-africain.
Jj Boussou

















