Réuni le jeudi 10 septembre 2026 à Bobo-Dioulasso, le Conseil des ministres burkinabè a adopté un décret qui réforme l’état civil consulaire. Le nouveau texte remplace une réglementation datant de 1963 et prévoit notamment des missions consulaires mobiles pour rapprocher les services des Burkinabè vivant à l’étranger.
Un dispositif vieux de plus de 60 ans remplacé
Le Burkina Faso modernise les règles applicables à l’état civil de ses ressortissants établis hors du pays. Le nouveau décret adopté par le gouvernement vient remplacer le texte pris en août 1963, à l’époque de la Haute-Volta.
Cette réforme concerne notamment l’organisation des services chargés d’établir et de délivrer les actes d’état civil dans les représentations diplomatiques et consulaires.
De nouveaux responsables habilités
Le décret élargit la liste des personnes pouvant exercer les fonctions d’officier de l’état civil. Les adjoints des chefs de missions diplomatiques et les adjoints des responsables de postes consulaires obtiennent désormais cette qualité de plein droit.
Le texte encadre également la délégation de certaines fonctions et fixe les règles relatives à la désignation des auxiliaires de l’état civil.
Dans des circonstances exceptionnelles, un consul honoraire pourra aussi recevoir la qualité d’officier de l’état civil délégué.
Des services qui pourront se déplacer
L’une des principales innovations concerne la mise en place de missions consulaires mobiles. Elles permettront aux agents de l’état civil de se rendre dans différentes zones où vivent des communautés burkinabè.
Cette mesure vise notamment les ressortissants installés loin des ambassades et des consulats, afin de leur faciliter l’accès aux démarches administratives.
Le gouvernement veut sécuriser les actes
Le nouveau cadre précise aussi la compétence territoriale des agents chargés de l’état civil consulaire.
À travers cette réforme, les autorités burkinabè cherchent à adapter les services aux réalités de la diaspora, à renforcer la sécurité juridique des actes délivrés et à assurer une meilleure continuité du service public auprès des citoyens vivant à l’étranger.
Francia Koné.

















