Les autorités nigériennes ont annoncé jeudi 5 mars l’annulation de plusieurs concessions minières ainsi que le rejet d’une demande de prolongation de licence pétrolière. Le gouvernement militaire accuse les entreprises concernées de ne pas avoir respecté leurs obligations contractuelles et réglementaires.
Comme le rapporte africanews, le gouvernement du Niger a décidé de mettre fin aux concessions accordées à trois sociétés spécialisées dans l’extraction et le traitement de l’or. Les autorités reprochent à ces entreprises de ne pas avoir respecté plusieurs engagements, notamment le paiement des impôts, la transmission de rapports techniques et financiers annuels et le respect des normes environnementales.
Les sociétés visées sont Comini, Afrior et Ecomine, auxquelles des concessions avaient été attribuées entre 2017 et 2020. Selon le communiqué officiel, ces manquements ont conduit les autorités à retirer leurs autorisations d’exploitation.
Parallèlement, le gouvernement a refusé de prolonger une licence d’exploration et de forage détenue par la compagnie britannique Savannah Energy dans le sud-est du pays. Les autorités estiment que l’entreprise n’a pas respecté les termes d’un contrat de partage de production portant sur quatre blocs pétroliers.
De son côté, la société britannique affirme que ces blocs couvrent près de la moitié du bassin d’Agadem Rift, principale zone pétrolière du Niger, où elle dit avoir récemment réalisé une importante découverte. Dirigé par un régime militaire depuis le coup d’État de 2023, le Niger affirme vouloir renforcer sa souveraineté sur ses ressources naturelles, dans un pays riche en uranium, en or et en pétrole.

















