À moins de cent jours du coup d’envoi du Mondial, le Mexique, hôte de treize rencontres, fait face à une flambée de violences liée à la mort du narcotrafiquant « El Mencho ». Une situation qui suscite des inquiétudes sur la sécurité de la compétition.
Le climat sécuritaire s’est brusquement détérioré après la mort de Nemesio Oseguera, alias « El Mencho », tué dimanche 22 février lors d’une opération militaire à Tapalpa, dans l’ouest du pays. Fondateur du cartel Jalisco Nueva Generación (CJNG) depuis 2009, il était l’un des criminels les plus recherchés du Mexique.
L’annonce de son décès, survenue lors de son transfert vers Mexico, a déclenché une vague de représailles orchestrées par son organisation, classée terroriste par les États-Unis.
Des sicarios ont multiplié les actions violentes : routes bloquées par des véhicules incendiés, attaques contre des stations-service, banques et commerces dans plusieurs États, notamment à Jalisco. La capitale de cet État, Guadalajara, doit accueillir quatre matchs du Mondial. Le bilan provisoire fait état de 25 membres de la garde nationale tués, d’un agent de sécurité, d’une civile et de 46 personnes soupçonnées d’appartenir au CJNG.
À Guadalajara, les violences ont paralysé les activités, entraînant l’annulation de grands événements et la fermeture des tribunaux. Plusieurs rencontres des championnats nationaux ont été reportées, même si un match amical entre le Mexique et l’Islande devrait être maintenu à Querétaro.
Malgré cette situation d’insécurité évidente, les autorités assurent avoir renforcé le dispositif sécuritaire, mais à l’approche du tournoi, la capacité du pays à garantir la sécurité des joueurs et des supporteurs reste au cœur des préoccupations.

















