Le maire de Tanger, Mounir Laymouri, a été placé en garde à vue lundi 28 septembre 2026 après son interpellation à l’aéroport Ibn Battouta. Il est entendu dans le cadre d’une enquête ouverte après la découverte de documents électoraux irréguliers dans un bureau de vote lors des législatives du 23 septembre.
Une interpellation à son retour d’Espagne
Mounir Laymouri a été arrêté à son arrivée à l’aéroport de Tanger, en provenance de Malaga. Il faisait l’objet d’un mandat de recherche délivré dans le cadre de cette enquête.
Après plusieurs heures d’audition à la préfecture de police de Tanger, le procureur général du Roi près la Cour d’appel de Tanger a ordonné son placement en garde à vue.
Avant son retour, l’élu avait affirmé que son déplacement en Espagne était lié à des activités professionnelles. Il avait également assuré qu’il ne cherchait pas à échapper aux investigations.
Une enquête sur des bulletins électoraux
L’affaire a débuté le 23 septembre, jour des élections législatives marocaines. Des documents électoraux avaient été découverts dans un bureau installé à l’école Al Qods, dans le quartier de Casabarata.
Les premières investigations ont conduit à l’arrestation de cinq personnes, parmi lesquelles les présidents et les suppléants de deux bureaux de vote. Le parquet a ensuite saisi un juge d’instruction pour approfondir les recherches sur de possibles atteintes aux opérations électorales, des faits présumés de falsification et d’éventuelles complicités.
Le nom du maire apparaît dans le dossier
Au cours des investigations, le nom de Mounir Laymouri, également responsable du Parti authenticité et modernité (PAM) à Tanger, est apparu dans le dossier.
Selon des informations rapportées par la presse marocaine, l’un des suspects l’aurait cité lors de son audition. Les enquêteurs cherchent désormais à déterminer le rôle éventuel du maire dans les faits examinés.
Son placement en garde à vue doit permettre aux enquêteurs de poursuivre les vérifications. À ce stade, cette mesure ne constitue pas une déclaration de culpabilité et l’enquête reste en cours.
Francia Koné.

















