La Coordination Nationale des Enseignants-Chercheurs et Chercheurs (Cnec), touchée par la diminution drastique du nombre de doctorants à encadrer a fait savoir dans une déclaration, dont nous avons reçu copie, ce samedi 25 février, de renouer le dialogue avec le ministère de tutelle.
Déclaration du Bureau Exécutif National de la Cnec relative à la clé de répartition des doctorants par Enseignants de Rang Magistral
Sur instruction du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, les Enseignants-Chercheurs et Chercheurs de Rang Magistral ont constaté avec regret la diminution drastique du nombre de doctorants à encadrer (01 doctorant pour les nouveaux Maîtres de Conférences, à titre d’exemple). Pour le reste, il convient de noter que la décision varie d’une université à l’autre, en fonction des quotas d’encadrement par grade de rang magistral. Au même moment, nous assistons à une situation qui vise à maintenir, a priori, certains collègues Maîtres de Conférences, à une forme de stagnation scientifique et professionnelle: ils courent le risque de ne plus jamais connaître de promotion (la titularisation) au niveau du CAMES.
Face à cette dure réalité, le Secrétaire Général National, Porte-Parole de la CNEC, le Camarade KAZON Diescieu Aubin, demande à l’autorité de Tutelle, la révision de cette décision qui pourrait signifier la fin de la carrière professionnelle de nombreux enseignants-chercheurs et chercheurs, en les obligeant à emprunter la seule voie de l’enseignement en Côte d’Ivoire.
En tout état de cause, la décision du Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique pourrait ne pas cadrer avec l’esprit et la lettre du protocole d’accord portant trêve sociale, dans lequel, tous les partenaires du secteur Éducation-Formation se sont inscrits pour un environnement apaisé, dans un cadre permanent de concertation.
Le Bureau Exécutif National voudrait prendre à témoin la communauté scientifique et l’opinion nationale sur le danger qui guette nos universités, grandes écoles publiques, ainsi que les centres et instituts de recherches, face à l’application d’une telle décision, sans recherche du consensus préalable avec tous les acteurs impliqués.
En outre, la CNEC voudrait appeler, dans les jours à venir, l’ensemble des syndicats des enseignants du supérieur et des chercheurs pour une large concertation sur la question des encadrements de doctorant(s).
Pour le BEN
Le Secrétaire Général National
Porte-Parole de la CNEC
Le camarade KAZON Diescieu Aubin

















