La police du 5? arrondissement de Daloa a mis fin aux exactions d’un groupe de jeunes délinquants armés, surnommés les « microbes », qui semaient la terreur dans le quartier Evêché entre fin mai et début juin.
Âgés de 15 à 22 ans, les quatre individus ont été interpellés le mercredi 9 juillet, à l’issue d’une enquête minutieuse menée avec l’appui de la Police Technique et Scientifique.
Les suspects, T. Salif (22 ans), O. Salif (17 ans), T. Aboudramane (15 ans) et D. Ahmed (18 ans), tous sans emploi et résidant au quartier Abattoir 2, sont accusés d’avoir commis plusieurs agressions nocturnes à l’arme blanche, notamment à la machette. Leurs victimes, parmi lesquelles la juriste Y.A. Rosine, ont porté plainte après avoir été attaquées devant leurs domiciles.
Le groupe opérait principalement la nuit, ciblant des personnes seules ou vulnérables. Leur stratagème consistait parfois à feindre une détresse pour approcher leurs cibles avant de les dépouiller violemment. En quelques jours, ils ont emporté plusieurs téléphones, un ordinateur portable, une moto de marque KTM et de l’argent liquide.
C’est grâce à un téléphone volé, géolocalisé par les enquêteurs, que la piste des malfrats a été remontée. L’un des suspects, arrêté, est rapidement passé aux aveux, révélant l’identité de ses complices. Ces derniers ont été arrêtés dans la soirée du 9 juillet, sans résistance. Lors de leur audition, les quatre jeunes ont reconnu les faits et détaillé leur mode opératoire.
Cette opération saluée par les autorités intervient dans un contexte de montée de l’insécurité urbaine alimentée par des bandes de jeunes de plus en plus organisées. L’affaire a été transmise au parquet de Daloa. Les suspects devront répondre des charges de vol en réunion à main armée, association de malfaiteurs, et coups et blessures volontaires.
L’enquête se poursuit afin de vérifier leur implication dans d’autres agressions similaires dans la région.

















