La Côte d’Ivoire accueille la 45e réunion plénière du GIABA, consacrée à l’évaluation des progrès réalisés dans la lutte contre le blanchiment de capitaux. Les autorités ivoiriennes espèrent obtenir, à terme, le retrait du pays de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI).
La rencontre d’Abidjan a été marquée par l’intervention d’Edwin Harris Jr, Directeur Général du GIABA, qui a salué les efforts de la Côte d’Ivoire dans la mise en œuvre des recommandations internationales. Selon lui, le pays pourrait bientôt faire l’objet d’une visite d’évaluation du GAFI, étape cruciale pour confirmer la conformité du dispositif national et envisager une sortie définitive de la liste grise.
La présidente de la Commission technique du GIABA, Hafsat Abubakar Bakari, a pour sa part encouragé la Côte d’Ivoire à poursuivre ses réformes. Elle a insisté sur l’importance du soutien technique du GIABA afin de consolider les acquis en matière de gouvernance financière et de modernisation des mécanismes de lutte contre le blanchiment.
Les autorités ivoiriennes affichent un optimisme prudent. Le représentant du ministre de l’Économie et des Finances a affirmé que le pays est désormais mieux armé pour combattre la criminalité financière. De son côté, le général Idrissa Touré, président de la CENTIF, a rappelé que la Côte d’Ivoire a déjà atteint un niveau de conformité sur 39 des 40 recommandations du GAFI, preuve d’un engagement solide.
Le Pôle Pénal Économique et Financier (PPEF) joue un rôle central dans cette stratégie. En plus de la répression, il mène des actions de sensibilisation à travers des procès pédagogiques. Le cas de l’influenceur Apoutchou National illustre cette volonté de frapper fort contre les dérives financières, tout en envoyant un signal clair aux acteurs économiques et sociaux.

















