L’enquête ouverte à la suite des démolitions de constructions survenues le 3 juin 2026 dans la commune de Koumassi, à Abidjan, a connu une avancée majeure avec l’interpellation du principal suspect, Alloui Brou Jacques. Ce dernier a été arrêté le jeudi 18 juin 2026 par les services de la Police Nationale à Port-Bouët, plus précisément à Gonzagueville, dans le quartier de Terre Rouge, a indiqué le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance d’Abidjan dans un communiqué publié le 19 juin 2026.
Dans la foulée, le magistrat a tenu à démentir formellement les informations erronées qui circulaient sur les réseaux sociaux, selon lesquelles le suspect aurait pris la fuite après son arrestation, en assurant qu’il reste à la disposition des services compétents. Par ailleurs, le procureur a rappelé que la diffusion de fausses nouvelles par le biais d’un système d’information constitue une infraction pénale en Côte d’Ivoire, et que les auteurs et ceux qui relaient ces rumeurs s’exposent à des poursuites sur le fondement de l’article 183 du Code pénal, punies d’un emprisonnement d’un à six ans et d’une amende de 500 000 à 5 000 000 de francs CFA. S’agissant du déroulement de l’enquête sur les destructions opérées à Koumassi Campement, le procureur a précisé que plusieurs personnes avaient déjà été entendues, parmi lesquelles le directeur général des services techniques du District autonome d’Abidjan, Boa Krapa Valérie, le maire de la commune de Koumassi, Ballet Narcisse Toussaint, ainsi que le responsable de l’entreprise « SEKF », Kindo Moumouni, dont les engins ont été utilisés lors des opérations de démolition. Ces auditions préliminaires confirment que l’affaire est prise au sérieux par la justice, d’autant que le parquet avait déjà démenti, dès le 10 juin, toute autorisation judiciaire des démolitions, en révélant que la décision de justice invoquée par Alloui Brou Jacques ne permettait pas de telles destructions et ne concernait au demeurant qu’un nombre très limité de cinq habitations, bien loin de l’ampleur des travaux réalisés. Dès lors, l’audition du suspect, qui vient d’être interpellé, apparaît comme une étape cruciale pour établir les responsabilités exactes et faire toute la lumière sur les circonstances de ces démolitions controversées qui avaient suscité une vive émotion dans l’opinion ivoirienne.
La justice, qui poursuit ses investigations, semble déterminée à ne laisser aucun acte impuni et à sanctionner tant les auteurs matériels que les éventuels commanditaires, tout en rappelant fermement les règles en matière de diffusion d’informations en ligne.
ci-dessous ledit communiqué
COMMUNIQUE-DU-PROCUREUR-DE-LA-REPUBLIQUE-DU-19-JUIN-2026

















