Le gouvernement ivoirien entend encadrer davantage l’organisation des spectacles vivants à travers un système de licences obligatoires. L’objectif affiché : structurer et professionnaliser le secteur, sans exclure les acteurs des festivals.
Lors de l’émission NCI 360 degré, le dimanche 2 août 2026, M. Adiaffi Elvis, Directeur des Affaires juridiques et de la Coopération au ministère de la Culture et de la Francophonie, a apporté une précision sur l’arrêté du ministère ivoirien de la Culture exigeant des organisateurs de spectacles en Côte d’Ivoire l’obtention d’une licence A ou B.
Selon M. Adiaffi, « les organisateurs de festivals ne sont pas concernés par cet arrêté qui vise uniquement les promoteurs de spectacles vivants. Ils n’ont pas besoin de licence, mais doivent simplement s’immatriculer auprès du ministère ». Il insiste sur le fait que la mesure n’a pas vocation à marginaliser, mais à instaurer des règles claires pour tous les professionnels, qu’ils soient en Afrique ou dans la diaspora.
Concernant les cautions exigées, 5 millions FCFA pour la licence A et 10 millions FCFA pour la licence B, il précise qu’elles constituent une garantie de sérieux. « La caution n’est pas déposée au ministère, mais en banque. Seul le reçu nous intéresse », explique-t-il.
Les discussions autour de cette réforme ont débuté dès 2021 avec les acteurs légalement constitués. La notion de « spectacle vivant » a suscité des débats : elle englobe le théâtre, la danse, la musique live, l’humour, le cirque, les arts de rue, les marionnettes, l’opéra, etc.
En pratique, une phase pilote se déroulera du 15 septembre au 14 octobre 2026, avec deux catégories de licences :
Licence B : destinée aux producteurs, promoteurs et tourneurs de spectacles. Frais de dossier : 5 000 000 FCFA, caution bancaire : 5 000 000 FCFA.
Licence C : réservée aux diffuseurs et exploitants de lieux de spectacles. Frais de dossier : 4 500 000 FCFA, caution bancaire : 5 000 000 FCFA.

















