Dans un rapport rendu public ce mardi 10 mars, Amnesty International dit s’inquiéter du maintien en détention de femmes enceintes arrêtées lors des manifestations d’octobre 2025 en Côte d’Ivoire.
Amnesty International indique que certaines personnes interpellées pendant la répression restent en prison, dont trois femmes enceintes détenues au pôle pénitentiaire d’Abidjan. Deux d’entre elles ont reçu une condamnation à trois ans de prison pour « troubles à l’ordre public », « participation à une marche interdite » et « attroupement sur la voie publique » quelques jours après leur arrestation.
L’une des femmes, commerçante et mère de quatre enfants, a été arrêtée le 11 octobre 2025 près d’une manifestation alors qu’elle vendait du jus de fruits. Une autre, mère de cinq enfants et enceinte de six mois à l’époque, a été arrêtée le même jour en portant un tee-shirt aux couleurs d’un parti d’opposition. La troisième femme, enceinte de sept mois, se trouve en détention provisoire après son arrestation à domicile.
Marceau Sivieude, Directeur Régional d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et centrale, déclare que certaines personnes restent en prison uniquement pour leur proximité avec les manifestations et demande leur libération. L’organisation exhorte les autorités ivoiriennes à garantir un procès équitable, lever les accusations non justifiées et assurer un accès aux soins médicaux, y compris prénataux, pour les détenues.

















