Ce mardi 2 juin 2026, les organisateurs du Festival du Riz de Côte d’Ivoire (FESTIRIZ CI) ont tenu une conférence de presse à l’hôtel Vivaldy, sis à la Riviera Palmeraie. Lors de cette rencontre, ils ont officiellement annoncé la tenue du FESTIRIZ au mois de septembre.
Le riz occupe une place centrale dans l’alimentation et dans l’économie ivoirienne. Toutefois, la filière demeure confrontée à des défis majeurs, liés notamment à la mécanisation, aux pertes enregistrées dans la chaîne de valeur et à la dépendance vis-à-vis des importations.
Le Festiriz CI se veut une réponse collective : il réunit chercheurs, producteurs et décideurs afin de réfléchir à l’avenir du riz en Côte d’Ivoire et de promouvoir une autosuffisance durable.
Né en 2018, le Festiriz entend, selon Alain Zahi, Commissaire Général, faire la promotion du riz et s’impose désormais comme un rendez-vous incontournable pour la filière rizicole nationale. Il a révélé qu’il existe trois variétés de riz en Côte d’Ivoire et a souligné l’importance de les faire connaître, ainsi que de mettre en lumière les producteurs, la transformation, les coopératives et l’ensemble des acteurs de la filière.
M. Zahi a expliqué lors de cette conférence de presse que la Côte d’Ivoire produit aujourd’hui près de 2,3 millions de tonnes de riz, mais reste très dépendante des importations, évaluées à environ 2millions de tonnes par an. »Le riz, première denrée alimentaire nationale, demeure au cœur des enjeux de sécurité alimentaire et de développement économique », a-t-il déclaré
Le Dr Akabla Tchoumou, enseignant-chercheur à l’Université Alassane Ouattara de Bouaké, Géoéconomiste et Spécialiste des Dynamiques des Territoires agroindustrualisés, a rappelé l’histoire de la filière. En 1970, la création de la Soderiz avait permis au pays d’atteindre l’autosuffisance. En 1984, la dissolution de cette structure a marqué le début d’une importation massive, estimée à 2 millions de tonnes par an pour une valeur comprise entre 300 et 500 milliards de FCFA. Depuis lors, le riz demeure un objet de recherche universitaire en géographie, en économie et en sciences sociales.
Prévu pour se tenir à Yamoussoukro du 24 au 26 septembre prochain au terrain Mofetê, le Festiriz réunira plus de 5 000 participants, selon Akabla Tchoumou. Durant ces trois jours, six axes majeurs structureront les échanges : Production rizicole, Industrialisation et commercialisation du riz local, Chaîne de valeur et politiques publiques, Innovation, recherche et digitalisation, Inclusion sociale et genre, Emploi des jeunes, enfin l’Environnement et le changement climatique
Au-delà de la célébration culturelle, le Festiriz ambitionne de mettre en lumière les producteurs ivoiriens, de valoriser la transformation locale et de stimuler l’innovation. Selon les organisateurs, l’objectif est clair : réduire les pertes estimées à 20 à 30 % dans la chaîne de valeur, renforcer la mécanisation et retrouver une autosuffisance durable.

















