L’ancien footballeur tunisien Nizar Trabelsi, condamné en 2004 en Belgique pour avoir préparé un attentat visant une base militaire, a déjà perçu plus de 600 000 euros d’indemnisation de la part de l’État belge.
Ce montant provient de plusieurs décisions judiciaires. Parmi elles, 300 000 euros d’astreintes et 50 000 euros de frais lui ont été accordés en raison du refus des autorités belges de le rapatrier après son acquittement aux États-Unis. La Cour européenne des droits de l’homme lui a également attribué 90 000 euros. À cela s’ajoutent 112 242 euros pour atteinte à sa vie familiale ainsi que 49 854 euros au titre du préjudice moral subi durant sa détention.
Après avoir purgé sa peine en Belgique, Nizar Trabelsi avait été extradé vers les États-Unis en 2013, avant d’y être acquitté en 2023. De retour en Belgique en 2025, il a finalement été remis en liberté à la suite de l’annulation de l’obligation qui lui était faite de quitter le territoire.
Cette affaire ravive en Belgique le débat autour des erreurs judiciaires, des procédures d’extradition et de la responsabilité de l’État.

















