Un peu plus d’un an après sa rupture avec le PPA-CI de l’ex Président Laurent Gbagbo, Ahoua Don Mello passe à la phase d’organisation. Sa formation, La Côte d’Ivoire souveraine (CIS), réunira ses « pionniers » en congrès le 6 février 2027 à Yamoussoukro, a-t-elle annoncé lundi 2 novembre.
Le choix de la capitale politique n’a rien d’anodin. Pour un parti qui vient tout juste de démarrer, il s’agit de poser un acte fondateur et de donner corps à une structure encore jeune. La CIS dit avoir entamé ses activités le 30 octobre 2026.
Dans son communiqué, le parti livre le cœur de son message : passer d’une « économie dominée à une économie souveraine » et d’un « Parti-État à un État démocratique ». Une formule qui vise, en creux, le fonctionnement du pouvoir en place. La CIS promet de replacer le citoyen au centre de la vie économique, sociale et politique.
Le texte insiste aussi sur la compétence comme levier de promotion sociale et sur l’égalité d’accès aux services de l’État, « indépendamment des appartenances politiques et ethniques ». Il fait de l’intérêt national la boussole de la coopération internationale.
À l’échelle du continent, la CIS plaide pour une Afrique souveraine, intégrée et solidaire, capable de peser dans un monde multipolaire.
Reste l’enjeu de la mobilisation. Né de la rupture entre Ahoua Don Mello et le Parti des peuples africains–Côte d’Ivoire de Laurent Gbagbo, le mouvement devra, à Yamoussoukro, montrer qu’il dispose d’une base militante capable de le porter.

















