Les douanes burkinabè ont annoncé le mardi 27 octobre 2026, la saisie de 2 310 bâtons de dynamite et de 7 500 détonateurs. Le matériel a été découvert dans un camion de transit et dans un bus de passagers. Selon les premiers éléments communiqués par les douanes, les explosifs étaient destinés à des sites d’orpaillage.
Deux opérations de contrôle à l’origine des saisies
La Direction générale des douanes du Burkina Faso a présenté les résultats de deux opérations de contrôle menées contre la circulation illicite de produits explosifs.
La première saisie porte sur 2 310 bâtons de dynamite retrouvés dans un camion de transit. La seconde concerne 7 500 détonateurs, répartis dans 75 boîtes de 100 unités qui étaient transportés dans un bus de passagers à destination de la capitale.
Des personnes soupçonnées d’être impliquées dans ces opérations ont également été interpellées, selon les informations publiées par l’Agence de presse africaine.
Des explosifs qui seraient destinés à l’orpaillage
Lors de la présentation des saisies à la presse, le directeur général des douanes, Yves Kafando a indiqué que les premiers échanges avec les personnes mises en cause orientaient les enquêteurs vers des sites d’orpaillage.
Les explosifs auraient donc été destinés à des activités d’extraction d’or. Cette destination reste toutefois à établir dans le cadre des investigations.
L’utilisation de dynamite et de détonateurs présente des risques importants lorsqu’elle échappe aux circuits autorisés. Ces produits peuvent provoquer des accidents graves et causer des dommages aux populations comme à l’environnement.
Les douanes annoncent un renforcement des contrôles
Les autorités douanières ont réaffirmé leur volonté de lutter contre la circulation illicite de produits explosifs. Elles entendent poursuivre les contrôles et sanctionner les personnes reconnues responsables de ces pratiques.
La saisie soulève également la question de l’approvisionnement des sites d’orpaillage en matériel explosif et des conditions dans lesquelles ces produits sont transportés.
Les prochaines étapes de l’enquête devront permettre de préciser la provenance des marchandises, leur destination exacte et le rôle des personnes interpellées.
Pour l’heure, les éléments publiés ne permettent pas d’établir un lien entre ces explosifs et une activité terroriste. Les douanes évoquent plutôt à ce stade, une destination liée à l’exploitation aurifère.
Francia Kone.
















