Abidjan, Les moyens financiers ne doivent plus décider de qui est soigné. C’est l’essentiel du message du président Alassane Ouattara, mardi 27 octobre 2026, dans une déclaration diffusée par la présidence à l’occasion d’Octobre Rose et de Novembre Bleu.
« Notre ambition est claire : faire en sorte que les ressources financières ne constituent plus un obstacle à l’accès aux soins », a-t-il affirmé.
Le chef de l’État a rappelé que certains médicaments anticancéreux sont gratuits dans le secteur public depuis 2019. Au Centre national d’oncologie médicale et de radiothérapie Alassane Ouattara (CNRAO), « aucun traitement n’est retardé pour des raisons financières », a-t-il assuré.
Les enfants sont aussi concernés par cette lutte. À l’Hôpital Mère-Enfant de Bingerville, 90 % des petits malades bénéficient de soins gratuits. À cette occasion, Alassane Ouattara a salué l’engagement de la Première Dame, Dominique Ouattara, auprès des enfants malades.
L’enjeu est donc de taille. Plus de 20 000 Ivoiriens sont touchés chaque année par le cancer, a rappelé le chef de l’État. Celui du sein arrive en tête, avec près de 4 850 nouveaux cas annuels, devant celui de la prostate.
Le président, lui, y voit des progrès. Le taux de rémission à cinq ans du cancer du sein est passé de 30 % à 63 %, et avoisine 90 % en cas de détection précoce.
Cancer : une « transformation progressive » du système de santé depuis 2011
le chef de l’Etat a aussi évoqué une « transformation progressive » du système de santé depuis 2011. Le pays n’avait aucune unité de radiothérapie avant 2018. Il compte aujourd’hui le CNRAO, l’Institut de médecine nucléaire d’Abidjan (IMENA), l’Hôpital Mère-Enfant de Bingerville et plusieurs CHU.
Un centre à Grand-Bassam et des pôles régionaux d’excellence doivent encore renforcer l’offre.
Pour terminer, le chef de l’État a rendu hommage au personnel soignant, aux associations et aux ONG mobilisés auprès des patients.
N’oublions pas que la lutte continue, même après Octobre Rose et Novembre Bleu.

















