Les conflits armés continuent de frapper durement les femmes et les filles. Selon le rapport 2026 du secrétaire général des Nations unies sur les femmes, la paix et la sécurité, plus de 37 000 civils ont été tués dans les conflits en 2025. Les femmes et les filles représentaient un quart de ces victimes, soit une proportion deux fois plus élevée qu’en 2021.
Une hausse du nombre de victimes féminines
Le rapport publié le 27 octobre 2026 par les Nations unies souligne l’aggravation des conséquences des guerres sur les femmes et les filles.
D’après les chiffres présentés, au moins 25 femmes et filles sont tuées chaque jour dans les conflits armés. Environ 750 millions de femmes et de filles vivent désormais à moins de 50 kilomètres d’une zone de conflit actif, soit 40 millions de plus qu’en 2024.
Les violences sexuelles liées aux conflits ont également fortement augmenté. Les cas vérifiés par les Nations unies ont presque quadruplé entre 2022 et 2025.Les femmes restent peu présentes dans les négociations de paix
Les femmes restent peu présentes dans les négociations de paix Au delà des pertes humaines, le rapport met en évidence la faible représentation des femmes dans les processus de paix.
En 2025, les femmes ne représentaient que 5 % des négociateurs dans les 57 processus de paix examinés contre 7 % l’année précédente.
Pour les Nations unies, cette faible participation limite la prise en compte de leurs besoins et de leurs expériences dans les décisions concernant la sécurité, la reconstruction et la prévention des conflits.
Des organisations fragilisées par le manque de financement
Le rapport alerte aussi sur les difficultés financières rencontrées par les organisations de femmes qui interviennent dans les zones de crise.
Environ 40 % des organisations de femmes interrogées dans des contextes touchés par les conflits craignent de devoir suspendre temporairement ou définitivement leurs activités dans l’année à venir, faute de financements suffisants.
Ces organisations jouent pourtant un rôle dans la protection des personnes déplacées, l’accompagnement des survivantes de violences et la médiation des tensions au sein des communautés.
La participation des femmes, un enjeu de paix
Les Nations unies appellent à mieux protéger les femmes et les filles, à renforcer leur participation aux négociations et à soutenir les organisations qui œuvrent pour la paix.
Les chiffres du rapport rappellent que les conséquences des guerres ne se limitent pas aux affrontements militaires. Elles touchent aussi les familles, les conditions de vie et les possibilités de reconstruction des sociétés.
Francia kone.
















