La Justice iranienne a prononcé une peine de six mois de prison à l’encontre du renommé réalisateur Saeed Roustaee. Cette condamnation fait suite à la projection de son film saisissant, « Leïla et ses frères », lors du Festival de Cannes en 2022, ce long métrage poignant, « Leïla et ses frères » brosse le portrait déchirant d’une famille appauvrie au bord de l’effondrement, au sein d’un Iran en proie à une crise économique profonde.
Annoncée le 15 août par un média local, cette décision soulève des questions sur la liberté artistique et l’autorisation de participation à des festivals internationaux, ainsi que des inquiétudes au sein de la communauté cinématographique internationale, qui redoute que de tels événements ne découragent les réalisateurs iraniens à partager leurs perspectives uniques et souvent critiques.
Malgré son impact et sa pertinence, le film a été interdit de diffusion en Iran dès sa sortie l’année précédente. Les autorités ont justifié cette interdiction en arguant que Saeed Roustaee avait « enfreint les règles » en participant aux festivals de Cannes et de Munich sans autorisation préalable.
















