La procédure judiciaire visant plusieurs responsables de l’opposition ivoirienne concerne désormais Aziz Thiam, frère aîné de Tidjane Thiam, président du PDCI-RDA. Inculpé pour 17 chefs d’accusation, il a été placé sous contrôle judiciaire. Les faits qui lui sont reprochés sont liés aux troubles survenus autour de l’élection présidentielle de 2025 selon les informations rapportées par la presse.
Aziz Thiam devant la justice
Aziz Thiam a comparu le vendredi 23 octobre 2026 devant la section antiterroriste du tribunal de première instance d’Abidjan. À l’issue de cette comparution, il a été inculpé pour 17 chefs d’accusation et placé sous contrôle judiciaire, selon son avocat cité par Fraternité Matin.
Ancien ministre des Transports et vice-président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA), il est poursuivi dans une procédure liée aux événements qui ont entouré la présidentielle de 2025.
Parmi les qualifications pénales rapportées par Linfodrome figurent notamment les actes terroristes, l’assassinat, la participation à un mouvement insurrectionnel, l’atteinte à la sûreté de l’État, l’organisation de manifestations interdites, la destruction de biens publics, le vol en réunion et la détention illégale d’armes.
Ces accusations devront être examinées dans le cadre de la procédure judiciaire. L’inculpation ne constitue pas une déclaration de culpabilité.
Plusieurs responsables de l’opposition concernés
Le dossier d’Aziz Thiam intervient alors que plusieurs responsables du PDCI-RDA et du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) ont comparu devant la même section antiterroriste au cours des derniers jours.
Au PDCI-RDA, Georges-Philippe Ezaley et Roger M’Bia figurent parmi les responsables placés sous contrôle judiciaire. Du côté du PPA-CI, Fabrice Lago connu sous le nom de Steve Beko, est également concerné par les procédures rapportées par la presse.
Selon les informations recueillies auprès des avocats, plusieurs de ces responsables font face à des chefs d’inculpation similaires. Les faits reprochés sont liés aux troubles électoraux survenus avant, pendant et après la présidentielle de 2025.
Le nombre de responsables concernés et les mesures judiciaires prises à leur encontre témoignent de l’ampleur des procédures engagées contre des figures de l’opposition.
Le PDCI-RDA dénonce les poursuites
Le PDCI-RDA a dénoncé les procédures visant ses responsables. Le parti estime que ces convocations constituent une pression sur l’opposition et appelle au respect de l’indépendance de la justice.
Les autorités judiciaires, de leur côté, n’ont pas rendu publics dans les sources consultées, tous les éléments détaillés du dossier concernant Aziz Thiam. Les faits précis qui permettraient d’établir son éventuelle responsabilité restent donc à examiner devant la justice.
Une procédure encore en cours
À ce stade, Aziz Thiam a été inculpé et placé sous contrôle judiciaire. Cette mesure ne signifie pas qu’il a été condamné. La procédure doit se poursuivre afin que les faits reprochés soient examinés par les autorités compétentes.
Les prochaines étapes judiciaires permettront de connaître les suites réservées au dossier et les éléments que la défense pourra présenter.
Francia Kone.
















