Les négociations d’accords sanitaires entre les États-Unis et plusieurs pays africains suscitent des réserves, notamment sur la protection des données et l’équité dans l’accès aux vaccins. L’information a été relayée par plusieurs médias internationaux dont africa.news.
Les nouveaux accords de santé proposés par Washington à des États africains soulèvent des inquiétudes croissantes. Le directeur des Africa CDC, Jean Kaseya, évoque de « majeures préoccupations » liées au partage des données sanitaires et des pathogènes.
Mercredi, le Zimbabwe s’est retiré des négociations portant sur un accord de 367 millions de dollars sur cinq ans, jugeant le texte inégal et risqué pour la confidentialité des informations. La Zambie a également exprimé des réserves sur certaines clauses.
Ces accords prévoient un partage rapide avec les États-Unis des données sur les agents pathogènes susceptibles de provoquer des épidémies, sans garantie que les vaccins ou traitements développés soient ensuite accessibles aux pays fournisseurs.
Face à ces préoccupations, Jean Kaseya a assuré que l’Africa CDC accompagnera les États souhaitant renégocier ou appliquer ces accords, dans le respect de leur souveraineté. « Vous avez notre plein soutien », a-t-il affirmé.

















