Washington frappe fort, l’ancien président congolais Joseph Kabila est désormais visé par des sanctions américaines, accusé de soutenir le groupe armé M23 et de menacer la stabilité de la République Démocratique du Congo (RDC).
Le département du Trésor américain, via son Office of Foreign Assets Control (OFAC), a placé Joseph Kabila sur sa liste noire. L’ex-chef d’État, au pouvoir de 2001 à 2019, est accusé de « déstabiliser » la République démocratique du Congo en appuyant le M23 et son bras politique, l’AFC. L’OFAC affirme qu’il a même séjourné sous la protection du groupe armé à Goma en 2025.
Cette décision survient après la condamnation à mort par contumace de Kabila par la justice congolaise pour complicité avec le M23, soutenu par le Rwanda. Les sanctions entraînent le gel de ses avoirs aux États-Unis et l’interdiction de toute transaction avec des citoyens ou entreprises américaines.
Washington insiste que ces mesures s’inscrivent dans une stratégie visant à responsabiliser ceux qui alimentent l’instabilité, malgré un fragile accord de paix signé récemment entre Kinshasa et Kigali sous médiation américaine.

















